Voitures neuves : le marché automobile poursuit sa chute en mars 2025

Les voitures neuves ne se vendent plus. Le constat est d’autant plus vrai que, depuis le début de l’année 2025, les chiffres de ventes sont en chute libre. Le mois de mars ne fait pas exception à la règle.

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Par Cédric Bonnefoy Publié le 1 avril 2025 à 16h30
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Voitures neuves : le marché automobile poursuit sa chute en mars 2025 - © Economie Matin
7,8%Les ventes de voitures neuves chutent au mois de mars 2025 de 7,8% sur un an.

Les voitures neuves peinent désormais à trouver preneur

Les résultats de l’industrie automobile hexagonale pour le mois de mars 2025 viennent de tomber. Ils confirment un ralentissement spectaculaire. Sur fond de malus amplifié, de bonus écorné et d’instabilité politique, les ventes de voitures neuves plongent. La perte d’élan du secteur semble prendre de l’ampleur. D’après la Plateforme Automobile (PFA), les ventes de voitures neuves se sont effondrées de 14,5 % par rapport à mars 2024. Le contexte économique actuel n’incite pas les ménages et les entreprises à pousser la porte des concessions.

Cette tendance baissière n’est pas un épiphénomène. Sur l’ensemble du premier trimestre 2025, la baisse atteint 7,8 % par rapport à l'année dernière à la même période. Et les chiffres ne laissent guère de place à l’interprétation : la désaffection est généralisée. Utilitaires, poids lourds, véhicules particuliers, tous affichent des performances en net recul, jusqu’à –17,9 % pour les véhicules de plus de 5,1 tonnes.

Fiscalité punitive, incertitudes écologiques : les nouveaux freins à l’achat

Au banc des accusés figure en tête le nouveau malus CO₂, entré en vigueur le 1er mars 2025. La taxation renforcée sur les émissions agit comme un dispositif dissuasif pour une clientèle déjà fragilisée. Le bonus écologique, quant à lui, a été réduit drastiquement, sa période transitoire ayant expiré à la mi-février.

Les effets de ces réformes sont immédiats : les voitures électriques voient leur volume de ventes s’éroder fortement chez les particuliers, avec une chute de 46 %, alors même que les flottes d’entreprises maintiennent une légère dynamique. Même les hybrides rechargeables, pourtant populaires, plongent de 49 %, tandis que les hybrides simples enregistrent une hausse de 19 %.

Même les leaders du marché tanguent. Le groupe Stellantis, poids lourd de l’automobile européenne, voit ses immatriculations s’effriter, tout comme Renault-Nissan. Ainsi, le secteur automobile français entame l’année 2025 avec une trajectoire préoccupante. Le chiffre de 496 000 véhicules immatriculés au premier trimestre, contre 541 000 en 2024, illustre un vrai coup de frein. Les constructeurs attendent désormais un rebond.

Cedric.bonnefoy

Cédric Bonnefoy est journaliste en local à la radio. À côté, il collabore depuis 2022 avec Économie Matin.

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