En 2024, les exportations de vins et spiritueux français enregistrent une baisse de 4%. La conséquence d’un ralentissement du marché chinois et d’une conjoncture économique tendue.
Pourquoi la France a exporté moins de vins en 2024

Le marché international des vins et spiritueux français sous pression
En 2024, les exportations de vins et spiritueux français connaissent un recul de 4% en valeur. Cette tendance s'inscrit dans un contexte de tensions économiques et géopolitiques mondiales, pesant sur la consommation et les importations. Si certains marchés restent solides, d'autres enregistrent des baisses notables, notamment la Chine, où la demande a chuté de plus de 20%.
Les ventes à l’international demeurent un moteur économique essentiel pour la France. Toutefois, ce secteur voit son excédent commercial s’éroder progressivement. Face à des changements de comportements d'achat et une réorganisation des marchés, les producteurs doivent s’adapter à de nouveaux défis.
La Chine, un marché en perte de vitesse
Le marché chinois, historiquement un pilier des exportations françaises de vins et spiritueux, a connu une dégringolade en 2024. Les ventes vers ce pays ont chuté de 20,2%, tombant sous la barre du milliard d’euros. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : une crise immobilière persistante, une hausse du chômage des jeunes et une réduction du pouvoir d’achat. Ces éléments pèsent lourdement sur la consommation de produits importés, y compris les vins français.
En parallèle, d'autres marchés compensent partiellement cette baisse. Les États-Unis, premier client des vins et spiritueux français, affichent une progression de 5% des importations. Cette dynamique est cependant insuffisante pour contrebalancer le recul enregistré en Asie, un marché crucial pour les producteurs français.
Des disparités selon les régions viticoles et les produits
Toutes les appellations ne sont pas touchées de la même manière. Si les vins de Bordeaux subissent un recul de 8,4%, ceux de la Vallée du Rhône et du Beaujolais affichent également des baisses, respectivement de 5,2% et 3,7%. En revanche, les vins de Bourgogne tirent leur épingle du jeu avec une hausse des exportations de 9,1%, suivis par ceux du Val de Loire (+5%). Ces différences régionales reflètent des évolutions contrastées des préférences des consommateurs internationaux.
Côté spiritueux, la tendance est également à la baisse, avec une diminution de 6,5% des exportations. La demande en Chine est en berne, et les distributeurs réajustent leurs stocks face à une demande plus incertaine. Le champagne, un fleuron des exportations françaises, subit une baisse marquée de 8%, affecté par un ralentissement des ventes sur plusieurs marchés-clés.