Fleur Pellerin s'interroge sur le subventionnement des téléphones par les opérateurs

Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'Economie numérique.

Le téléphone mobile vendu 1 euro à condition de s'engager 24 mois chez un opérateur, c'est peut-être bientôt fini... Dans une interview au Parisien, Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'Economie numérique, estime que « le subventionnement des téléphones dans les forfaits (...) pose des questions en termes de transparence - les consommateurs n'en connaissent pas le prix - et de modèle économique. »

En effet, la plupart des opérateurs proposent actuellement à leurs clients un téléphone mobile à un prix inférieur à sa valeur réelle et incluent le coût réel dans un abonnement, généralement lié à un engagement sur 24 mois. Tous sauf Free, qui a décidé dès son lancement en janvier dernier de ne pas subventionner les mobiles mais de les vendre à crédit.

Xavier Niel, patron de Free, a d'ailleurs annoncé la semaine dernière avoir déposé plainte contre SFR pour concurrence déloyale, estimant que cette pratique, « qui mélange le prix du service, celui du terminal et une prétendue subvention, est une façon de faire du crédit à la consommation déguisé sans se soumettre aux contraintes légales », a-t-il expliqué à Capital.

De son côté, Fleur Pellerin rappelle que « ces appareils ne sont pas fabriqués en France, ils ne rapportent donc pas à notre industrie », et qu'une concertation sur ce thème a été lancée « avec l'ensemble des acteurs, opérateurs comme consommateurs ». Sur cette base, le gouvernement « fera des propositions »...


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Laure Japiot

Journaliste spécialisée en économie depuis 2004, Laure Japiot a notamment travaillé pour l'hebdomadaire gratuit Economie Matin, le Courrier du Grand Paris (magazine de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris) et Les Echos de la franchise (Groupe Les Echos). Elle est diplômée du CESEM (Reims Management School).