Soutien au pouvoir d'achat: la facture se montera à 50 milliards d'euros en 2022

150 euros
Le montant de la nouvelle indemnité inflation devrait être compris
entre 100 et 150 euros.

Ayant déjà budgeté 25 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, à travers les différentes mesures envisagées, l’exécutif s’apprête à remettre une somme équivalente sur la table. À fin 2022, la facture pour les finances publiques se montera donc à un total de 50 milliards d’euros.

Les prestations sociales et les retraites seront revalorisées de 4%

Alors que le projet de loi Pouvoir d’achat est entre les mains du Conseil d’État, on sait peu ou prou ce que ces mesures devraient coûter aux finances publiques. Les mesures qui seront débattues prochainement devraient induire un coût de 25 milliards d’euros, s’ajoutant aux 25 milliards déjà budgetés plus tôt dans l’année.

Parmi ces mesures il y a tout d’abord la revalorisation de 4% des prestations sociales (dont les minima sociaux, les allocations familiales et la prime d’activité). Les retraites de base seront elle aussi revalorisées de 4%. Le point d’indice des fonctionnaires sera lui aussi augmenté de 3%. Ces augmentations s’appliqueront plus tard mais seront rétroactives au 1er juillet 2022.

Une nouvelle indemnité inflation à la rentrée 2022

Des transferts directs sont eux aussi au programme. Une nouvelle indemnité inflation devrait arriver sur les comptes en banque des plus modestes à la rentrée 2022. Dans l’hypothèse où l’on partirait sur les mêmes conditions d’éligibilité et les mêmes montants que la précédente, cette mesure coûterait aux finances publiques à elle seule 2,3 milliards d’euros.

L’État se montre également prêt à diminuer les montants des cotisations dues par les indépendants et les agriculteurs. Les étudiants, quant à eux, devraient continuer à bénéficier des repas à 1 euro au sein de leurs facs. Quant aux locataires, une disposition législative limitera la hausse des loyers à 3,5%. Les entreprises elles aussi seront invitées à participer : grâce au relèvement du plafond d’exonération, les employeurs pourront verser à leurs salariés une « prime transport » plus généreuse. Il en va de même pour la « prime Macron », dont le plafond de défiscalisation a été relevé à 3.000 euros.


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