À la veille du salon Planète PME qui ouvrira ses portes le 18 juin, le gouvernement a une bonne et une mauvaise nouvelle à partager. La mauvaise concerne le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), une des pierres angulaires de la relance de la compétitivité décidée en fin d'année dernière.
Entré en vigueur début 2013, ce dispositif permet, entre autres, de réduire le coût du travail sur les salaires allant jusqu'à 2,5 fois le Smic. Malheureusement, seules 43% des PME -cible prioritaire du CICE- souhaitent recourir au nouveau système. Les résultats sont meilleurs lorsque le nombre d'employés devient plus important : 79% des entreprises de 100 à 249 employés, et 78% pour celles comprises entre 250 et 499 salariés comptent recourir au CICE.
CICE : un dispositif trop complexe
Le principal frein à l'utilisation du CICE est « le manque d'information sur le dispositif », indiquent 60% des chefs d'entreprise. Ces résultats, obtenus par le 18ème baromètre KPMG/CGPME sur le financement et l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises, montrent qu'il y a clairement besoin d'un choc de simplification pour toutes ces procédures… qui peuvent néanmoins donner de bons résultats.
Le crédit d'impôt effectivement bon pour la compétitivité
Car la bonne nouvelle, c'est qu'après intégration du CICE, le coût du travail a baissé de 1,9% au premier trimestre 2013, par rapport au quatrième trimestre 2012, selon l'INSEE. C'est donc que le dispositif, utilisé à bon escient, améliore effectivement la compétitivité des entreprises. Sans le CICE, le coût du travail aurait augmenté de 1,8%. Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge des PME, a précisé que ces chiffres contrastaient « avec la hausse globale de 14% du coût du travail et de 17% dans l'industrie sur le précédent quinquennat ».