Au Qatar, mieux vaut être footballeur qu'ouvrier !

Doté d'investissements financiers estimés à 160 milliards de dollars
(126,7 milliards d'euros), le projet de construction des
infrastructures pour accueillir la Coupe du Monde 2022 au Qatar semble
accorder peu de poids à la dimension sociale.

Salaires impayés, campements de travail insalubres, contrôle abusif des travailleurs… Pour construire les infrastructures de la Coupe du Monde 2022 qui se déroulera au Qatar, les ouvriers (majoritairement d'Asie du Sud-Est) ne sont pas logés à très bonne enseigne, d'après le rapport accablant que vient de publier l'association Human Rights Watch.

Le code du travail qatari est extrêmement restrictif, selon l'association : un salarié n'a pas le droit de quitter son emploi sans l'autorisation de son employeur (!), ni de quitter le pays sans un « permis » de cet employeur. D'ailleurs, la règle sur le chantier de la Coupe du Monde serait carrément la confiscation des passeports… Un comble pour un événement destiné à accueillir la terre entière !


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Laure Japiot

Journaliste spécialisée en économie depuis 2004, Laure Japiot a notamment travaillé pour l'hebdomadaire gratuit Economie Matin, le Courrier du Grand Paris (magazine de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris) et Les Echos de la franchise (Groupe Les Echos). Elle est diplômée du CESEM (Reims Management School).