La deuxième vague de contaminations par la Covid-19 que connaissent l’Europe et le reste du monde aura surpris tout le monde par son ampleur, même ceux qui s’y attendaient. La BCE s’y attendait, mais cela ne l’aura pas empêchée d’être, au prime abord, optimiste. Finalement, elle a rabaissé ses prévisions de croissance pour 2021.
La croissance 2021 revue à la baisse à cause de la pandémie
Lors de la réunion, très attendue, de la Banque Centrale Européenne du jeudi 10 décembre 2020, Christine Lagarde, sa présidente, n’a pas pu faire autrement qu’avouer un échec. « Nous avions tous prévu qu'il y aurait une deuxième vague mais sa profondeur et sa durée ainsi que les mesures de confinement associées n'ont pas été anticipées au niveau constaté ». Les analystes de la BCE ont donc été surpris, comme les gouvernements, par la puissance de la deuxième vague amplifiée par le facteur froid.
Résultat : la Banque Centrale Européenne a revu ses prévisions de croissance à la baisse. Si la zone euro devrait connaître une récession de 7,3% en 2020, prévision inchangée, elle ne connaîtra finalement qu’une croissance de 3,9% en 2021, contre 5 % initialement attendus. Une mauvaise nouvelle alors que les pays commenceront réellement à ressentir les effets de la crise, avec des faillites et des plans sociaux à répétition.
Surtout la France qui a réussi, en 2020, à éviter la casse en accompagnant les entreprises, mais qui n’aura en réalité que repoussé l’inévitable.
Un peu mieux en 2022
De fait, et ça paraît logique, la BCE est plus optimiste qu’avant pour 2022, avec désormais une croissance attendue à 4,2% (1% de plus que précédemment attendu), mais qui retombera à 2,1% en zone euro en 2023.
Quant à l’inflation, elle sera très basse en 2020 : 0,2%, prévision en baisse de 0,1%. L’inflation augmentera toutefois dans les années à venir pour atteindre 1,4% à l’horizon de 2023.