En Europe, les hybrides se vendent désormais mieux que les voitures essence

L’essor des voitures hybrides en Europe transforme le marché automobile. Entre réorientation économique et transition écologique, ces modèles s’imposent face aux motorisations classiques.

Jean Baptiste Le Roux
Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 26 février 2025 à 10h22
En Europe, les ventes de voitures hybrides ont dépassé celles des voitures essence. Pixabay
En Europe, les ventes de voitures hybrides ont dépassé celles des voitures essence. Pixabay - © Economie Matin

Un impact économique majeur sur le marché automobile

Le marché européen de l'automobile est en pleine mutation, avec une demande croissante pour les voitures hybrides. En janvier 2025, ces modèles ont représenté 34,9% des immatriculations, confirmant leur ascension. Cette tendance bouleverse l'économie du secteur, poussant les constructeurs à revoir leurs stratégies de production et d'investissement.

Avec la baisse des ventes de voitures à essence (-18,9%) et diesel (-27%), les hybrides apparaissent comme une solution de transition, moins onéreuse que les électriques et plus sobre en carburant. Les constructeurs misent donc sur ces modèles pour maintenir leur chiffre d'affaires tout en respectant les normes environnementales. Toyota et Renault, notamment, en tirent déjà profit, tandis que Stellantis peine à suivre la dynamique.

Une évolution favorable aux constructeurs européens

La montée en puissance des hybrides favorise les groupes présents depuis longtemps sur ce segment. Toyota, pionnier de cette technologie, affiche toujours des ventes solides. Renault enregistre également une croissance grâce à son offre diversifiée.

Stellantis, en revanche, subit une baisse notable de ses immatriculations (-17,9%), bien que le groupe amorce une reprise. Volkswagen, leader du marché, continue sa progression (+5,6%), renforcé par la demande pour ses modèles hybrides et sportifs.

Les limites de la transition écologique et les défis à relever

Bien que les hybrides dominent le marché, la transition vers l'électrique peine à atteindre les objectifs fixés par l'Union européenne. Avec seulement 15% des immatriculations en janvier 2025, les voitures 100% électriques restent loin des 25% attendus pour 2025 et des 100% visés pour 2035.

Certaines marques, comme Tesla, voient leurs ventes chuter en raison de repositionnements stratégiques et de facteurs externes. En revanche, d'autres pays, comme l'Allemagne et l'Italie, enregistrent une progression significative des modèles électriques, bien que les disparités demeurent.

Vers un assouplissement des réglementations ?

Face aux mutations du marché, l'Association des constructeurs européens (ACEA) plaide pour une flexibilisation des réglementations sur les émissions de CO2. L'objectif est double : accompagner la transition écologique sans fragiliser l'industrie automobile.

Jean Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame, en charge du site web. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme (IEJ) et membre de l'Association des Journalistes de Défense. Il publie de temps en temps dans la presse économique spécialisée.

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