Bornes électriques : un nouvel investissement de 3 milliards d’euros en France

La France continue de développer son réseau de bornes électriques. Pour améliorer le maillage territorial, un investissement de 3 milliards d’euros vient d’être annoncé.

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Par Cédric Bonnefoy Publié le 13 février 2025 à 12h00
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Bornes électriques : un nouvel investissement de 3 milliards d’euros en France - © Economie Matin
3 milliards d’€Plusieurs entreprises viennent de se regrouper et annoncent un investissement de 3 milliards d’euros dans les bornes électriques en France.

De nouvelles bornes électriques vont bientôt voir le jour en France

Le déploiement des infrastructures de recharge pour les voitures électriques connaît une impulsion significative en France. Un engagement de trois milliards d’euros supplémentaires vient d’être annoncé par treize opérateurs spécialisés. Ces acteurs, parmi lesquels Ionity, Fastned, Electra et Engie Vianeo, qui gèrent déjà plus de 10 000 bornes très rapides sur le territoire, projettent l’installation de 30 000 nouvelles unités d’ici 2028. Cette ambition s’inscrit dans la volonté d’accompagner la transition vers l’électrique.

L’investissement massif des opérateurs est conditionné au maintien des normes en vigueur, notamment la réglementation européenne sur la réduction des émissions de CO2. Cette règle oblige les constructeurs automobiles à commercialiser des véhicules toujours moins polluants, sous peine de sanctions financières, et soutient indirectement le développement des infrastructures de recharge. Or, cette disposition fait l’objet de débats : plusieurs industriels et gouvernements, notamment français et italien, plaident pour une certaine flexibilité face aux contraintes imposées aux constructeurs. La Commission européenne envisage d’assouplir cette norme, une perspective qui suscite des interrogations chez les investisseurs du secteur de la recharge électrique.

« Si on ne sait pas où on va, on ne peut pas investir », estime Aurélien de Meaux, dirigeant d’Electra et désormais président de l’association Charge France, qui regroupe ces treize opérateurs. Cette incertitude réglementaire pourrait freiner l’élan du secteur, alors même que la demande en bornes rapides ne cesse de croître avec l’augmentation du parc de voitures électriques.

Une meilleure expérience pour les utilisateurs au cœur des préoccupations

Au-delà de l’investissement financier, les membres de Charge France souhaitent également améliorer l’expérience des automobilistes en simplifiant l’usage des bornes. Aujourd’hui, les conducteurs de véhicules électriques doivent jongler entre différentes cartes et abonnements pour accéder aux meilleurs tarifs de recharge selon l’opérateur. Une harmonisation totale des prix semble difficile à mettre en place, mais des initiatives pourraient voir le jour pour faciliter la comparaison des offres et rendre l’accès aux bornes plus fluide.

L’idée de mettre en place des comparateurs et des index de tarifs, permettant aux utilisateurs de mieux s’orienter dans un paysage tarifaire encore fragmenté, fait son chemin. Cette démarche vise à renforcer l’attractivité de la recharge rapide et à encourager davantage d’automobilistes à adopter la voiture électrique, tout en garantissant une infrastructure adaptée et facilement accessible.

Les bornes électriques dites « très rapides », dont la puissance excède 100 kW, permettent de recharger un véhicule électrique en une quinzaine à une trentaine de minutes, contre plusieurs heures pour des solutions domestiques classiques, généralement comprises entre 3,7 et 22 kW. Ce type d’équipement est essentiel pour les longs trajets, offrant une alternative crédible aux stations-service traditionnelles et répondant à une exigence de rapidité de la part des usagers. Elles devraient donc se multiplier au bord des routes françaises dans les prochaines semaines.

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Cédric Bonnefoy est journaliste en local à la radio. À côté, il collabore depuis 2022 avec Économie Matin.

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