Les salariés de la Société Générale sont en grève ce mardi 25 mars 2025, afin de s’opposer à la politique actuellement menée par la direction de la banque.
Banque : les salariés de la Société Générale en grève
Les salariés de la Société Générale débrayent
Ce mardi 25 mars 2025, une large mobilisation secoue la Société Générale. L’ensemble des syndicats représentatifs de la banque – CFDT, CFTC, CGT et SNB CFE-CGC – ont lancé un appel à la grève nationale. Une mobilisation d’envergure qui intervient dans un contexte de tensions grandissantes entre les salariés et la direction.
Les raisons de cette colère ? Une politique salariale jugée insuffisante, un dialogue social au point mort et des suppressions de postes à répétition. Cette grogne sociale met en lumière la dégradation des conditions de travail, notamment depuis la reprise en main de Slawomir Krupa.
Derrière cette grève historique se cache un échec des négociations annuelles obligatoires (NAO). Depuis plusieurs mois, les représentants du personnel dénoncent l’absence de réelles avancées et une fin de non-recevoir de la direction face à leurs revendications. Les représentants du personnel avaient même refusé de participer à la dernière réunion dédiée aux NAO fin 2024, estimant que l’accord proposé par la direction ne répondait pas aux attentes des salariés. Une première depuis 2020.
Des craintes sur l’emploi
En parallèle des revendications salariales, la question de l’emploi cristallise également la colère des salariés. Depuis plusieurs années, la Société Générale mène un vaste plan de restructuration, entraînant des suppressions massives de postes. La fusion entre la Société Générale et le Crédit du Nord, engagée en 2022, a conduit à la suppression de 3 700 postes, tandis que 950 nouvelles suppressions ont été annoncées en 2024 dans les fonctions centrales. Dans la région Grand Ouest, le nombre de salariés est passé de 2 400 à 2 000 en seulement deux ans.
Face à ces chiffres, les syndicats dénoncent une précarisation croissante des emplois et une pression accrue sur les équipes restantes. Derrière cette politique de rigueur, un homme cristallise les critiques : Slawomir Krupa, directeur général de la Société Générale depuis mai 2023. Décrit comme un gestionnaire intransigeant, il a entrepris une vaste restructuration du groupe, mettant l’accent sur la réduction des coûts et la rentabilité.