Près d'un Français sur deux ne prend pas de vacances

16 %
Parmi les personnes qui ne partent pas en vacances, 16% d'entre eux
ont des soucis de santé.

Selon l’Observatoire des inégalités, seuls 54% des Français prennent des vacances en 2022 contre 58% 20 ans auparavant.

Des raisons financières

Selon l’Observatoire des inégalités, 72% des Français ayant un salaire supérieur à 2.755 euros par mois partent en vacances, c’est-à-dire en « séjours hors du domicile d’au moins quatre nuits consécutives pour des raisons non professionnelles », en 2022. De l’autre côté, les ménages les plus modestes, qui ont un salaire inférieur à 1285 euros par mois, ne sont que 37% en proportion à prendre des vacances. Entre la location de l’hébergement, le transport ou encore les activités sur place, les vacances coûtent beaucoup pour les plus modestes.

Ainsi, pour 46% des Français, la raison principale pour laquelle ils ne partent pas en vacances est une raison financière. Pour 16% des personnes qui ne partent pas en vacances, ce sont des raisons de santé qui les obligent à se passer de vacances. 9% d’entre eux déclarent ne pas pouvoir partir en vacances pour des raisons professionnelles et 8% pour des raisons familiales. Enfin, 13% choisissent tout simplement de ne pas partir en vacances.

Fortes disparités selon les emplois

Ceux qui partent le plus en vacances sont les cadres supérieurs ou les professions intermédiaires avec un taux de départ de 65% parmi les Français. Puis viennent les étudiants. Ils sont 61% à partir en vacances au cours de l’année. 54% des indépendants partent également en vacances. Les retraités partent moins que la moyenne des Français. Un retraité sur deux part en vacances. Les employés sont également 50% à partir en vacances. 47% des ouvriers et enfin, seul un tiers des personnes au foyer disent partir en vacances.

Au début des années 2000, 84% des Français les plus aisés partaient en vacances contre 72% en 2022. Les plus modestes sont également touchés par cette baisse. En 2002, ils étaient 41% à partir contre 37% aujourd’hui. Cela s’explique notamment par la crise sanitaire qui contraint de nombreuses personnes à réduire leurs déplacements, notamment les plus fragiles.


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