Le marché automobile français s'enfonce toujours plus profondément dans la crise

14,24 %
Le marché automobile français a reculé de 14,24% en juin.

Les constructeurs automobiles font toujours grise mine sur le marché français. Les immatriculations neuves enregistrées au mois de juin sont une fois de plus en recul et le retour à la normale va attendre.

Avec 171.089 voitures neuves immatriculées au mois de juin, le marché français a une fois de plus plongé par rapport à il y a un an, de 14,24%, selon le bilan mensuel de la Plateforme automobile (PFA). Sur le premier semestre, on dénombre 771.982 immatriculations neuves, un volume en recul de 16,34%. Et même en ajoutant les utilitaires, le marché n'atteint pas le million de véhicules (955.672). En ce qui concerne le segment des particuliers, il faut remonter à 1971 pour retrouver de si faibles volumes (762.082 immatriculations neuves, à l'époque). 

Retour aux années 70

Aucun constructeur ou presque ne parvient à tirer son épingle du jeu. Stellantis fait même pire que la moyenne avec des immatriculations en chute libre de 21%. Citroën accuse le coup (-25,3%), tout comme Jeep (-38,8%). Le groupe Renault accuse une baisse de 16,6%, avec une consolation : la marque Dacia affiche une hausse de 2,7% de ses immatriculations. Dans ce domaine, la performance de Hyundai-Kia est aussi à souligner (+3,7%).

Pénurie de composants

Le premier constructeur étranger, Volkswagen, fait encore pire que les représentants français (-25,6%). Le retour à la normale attendra probablement l'année prochaine, selon les observateurs. Actuellement, l'ensemble de l'industrie pâtit de la pénurie de composants qui freine énormément la production. En revanche, les conséquences de la guerre en Ukraine ont été surmontées par les constructeurs, ces derniers ayant trouvé des solutions à leurs difficultés d'approvisionnement.


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