RTE, la filiale de transport d’électricité détenu en partie par EDF, a évité à l’Europe un « black-out » jeudi dernier, qui aurait pu avoir des conséquences particulièrement importantes.
En Europe, les réseaux de production et de distribution de l’électricité sont interdépendants. Si l’un d’entre eux devait tomber en panne, cela aurait des répercussions chez les autres. Et c’est d’autant plus critique qu’en période hivernale, la consommation d’électricité est très importante. Ce jeudi 10 janvier, vers 21h, la fréquence du système électrique français et européen est passée « très en dessous » des 50 Hz, a expliqué la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le régulateur du secteur en France. « Or, quand la fréquence s'écarte trop de ce niveau, le système électrique pourrait connaître des coupures importantes, voire un black-out ».
Fréquence trop basse
Pas question de subir ni l’une, ni l’autre des conséquences de cette chute subite de la fréquence du système électrique. RTE a donc activé, pour la première fois depuis sa mise en place en 2014, un dispositif permettant de baisser la consommation d’électricité auprès de six grands clients industriels. Ces derniers ont réduit, pendant des périodes allant de 20 à 45 minutes, leur consommation. Résultat : les 1 500 mégawatts en moins ont permis à la fréquence de remonter et de se stabiliser.
Sécurisation de la zone Europe
« Le système a très bien fonctionné et a permis de sécuriser l'ensemble de la zone Europe », s’est réjoui RTE, qui a ajouté que l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité était « assuré » en France. La CRE a cependant demandé au fournisseur français de travailler avec ses homologues européens pour « identifier les causes de cet événement et proposer des mesures correctives ».