Tandis que le monde entier s’enferme chez lui et que le coronavirus Covid-19 se propage, on compte désormais 3 milliards de personnes confinées, plus de 700.000 cas confirmés dans le monde et plus de 34.000 décès, l’Arabie saoudite et la Russie continuent leur petite guerre des prix du pétrole. Et ce dernier poursuit sa chute en Bourse.
Le baril sous les 20 dollars…
Lundi 30 mars 2020, à Wall Street, le prix du baril de pétrole a encore une fois baissé : il est passé brièvement sous la barre des 20 dollars (pour le WTI, le pétrole américain). Un nouveau record à la baisse et du jamais vu depuis… novembre 2001, soit au lendemain de l’attaque du 11 septembre. Le prix du baril est désormais plus bas qu’après la crise économique de 2008 où il était resté au-dessus des 40 dollars.
L'Arabie saoudite et la Russie, à l’origine de cette guerre, continuent de la mener. Pour le ministre de l’Énergie russe, Pavel Sorokin, si le baril à 25 dollars n’est pas une bonne nouvelle pour le pays, ce n’est pas non plus une catastrophe. Ça l’est, par contre, pour les pays du Golfe pour qui le pétrole est le seul revenu et qui commencent à voir s’approcher une crise économique majeure.
Baisse de la consommation et difficultés de stockage
La situation ne devrait guère s’améliorer dans les semaines à venir : de plus en plus de populations sont en confinement et de plus en plus d’entreprises sont à l’arrêt. Pour l’Agence Internationale de l’Énergie, la crise du Covid-19 pourrait faire chuter la consommation de pétrole de près de 20 millions de barils par jour.
Cette baisse de consommation va réduire les capacités de stockage de brut qui pourraient se retrouver submergées. Résultat : les producteurs n’auront pas d’autre choix que de réduire encore leur production. Une bonne nouvelle pour le prix du baril qui devrait remonter, mais dont les effets seront à moyen terme.